"[...] Aucun point commun entre science et art?
Voire...Le grand Poincaré (Henri, le mathématicien !) a dit :"Il faut faire des mathématiques en artiste". Et l'extraordinaire Pierre-Gilles de Gennes, lauréat du prix Nobel de physique, prônait un "style", en science. Ce qui est certain, c'est que l'activité scientifique fait une sélection dans l'ensemble des questions posées à la curiosité humaine, et, même, un choix dans les mécanismes possibles. Albert Einstein, comme avant lui le physico-chimiste britanique Michael Faraday (connu pour sa cage, surtout, mais qui découvrit aussi le benzène, et l'induction électromagnétique qui fait marcher tous les moteurs électriques), avaient dans l'idée que ce qui était simple était plus probable que ce qui était compliqué. Une question de style, à nouveau : une question de goût, une question artistique.
Ce qui nous conduit à Bilbao, au coeur de l'exposition Guggenheim, où sont exposées les sculptures gigantesques de Richard Serra, qui nous obligent à y pénétrer ! Tout comme le roman bien fait (classiquement) où la première page nous happe. Tout comme l'accord qui lance le chant...dont nous voulons absolument entendre la totalité. L'art capte ! Pourquoi? La construction, la structure qui est proposée suffit-elle à stimuler dans notre cerveau un mécanisme ancestral. C'est un fait que quelques étoiles dispersées dans le ciel nous font suivre des segments...pour finalement reconnaître des casseroles qui n'y sont évidemment pas. Est-ce cela l'art, finalement : proposer des structures que notre cerveau, machine à reconnaître des "formes" ne peut s'empêcher d'aller rechercher?"
J'ai extrait ce texte de l'article "Eloge de la connaissance!" écrit par le chimiste Hervé This, dans la toute nouvelle revue culturelle que je vous conseille "Delicious Paper".
Voire...Le grand Poincaré (Henri, le mathématicien !) a dit :"Il faut faire des mathématiques en artiste". Et l'extraordinaire Pierre-Gilles de Gennes, lauréat du prix Nobel de physique, prônait un "style", en science. Ce qui est certain, c'est que l'activité scientifique fait une sélection dans l'ensemble des questions posées à la curiosité humaine, et, même, un choix dans les mécanismes possibles. Albert Einstein, comme avant lui le physico-chimiste britanique Michael Faraday (connu pour sa cage, surtout, mais qui découvrit aussi le benzène, et l'induction électromagnétique qui fait marcher tous les moteurs électriques), avaient dans l'idée que ce qui était simple était plus probable que ce qui était compliqué. Une question de style, à nouveau : une question de goût, une question artistique.
Ce qui nous conduit à Bilbao, au coeur de l'exposition Guggenheim, où sont exposées les sculptures gigantesques de Richard Serra, qui nous obligent à y pénétrer ! Tout comme le roman bien fait (classiquement) où la première page nous happe. Tout comme l'accord qui lance le chant...dont nous voulons absolument entendre la totalité. L'art capte ! Pourquoi? La construction, la structure qui est proposée suffit-elle à stimuler dans notre cerveau un mécanisme ancestral. C'est un fait que quelques étoiles dispersées dans le ciel nous font suivre des segments...pour finalement reconnaître des casseroles qui n'y sont évidemment pas. Est-ce cela l'art, finalement : proposer des structures que notre cerveau, machine à reconnaître des "formes" ne peut s'empêcher d'aller rechercher?"
J'ai extrait ce texte de l'article "Eloge de la connaissance!" écrit par le chimiste Hervé This, dans la toute nouvelle revue culturelle que je vous conseille "Delicious Paper".