dimanche 22 février 2009

Cacatoes en direct live

L'autre jour, alors que j'allais m'acheter une petite Dionée, je suis allée faire un tour à l'animalerie comme à mon habitude. C'est alors que j'ai surpris ce charmant Cacatoès en pleine utilisation d'outil. Il a en effet pris une des boules qui lui sert de jouet pour en faire une sorte de "porte-aile-pendant-lavage". Il prend la boule avec son bec, la glisse sous son aile ce qui la maintient pendant qu'il se lisse les plumes. J'ai eu le temps de prendre une petite vidéo avec mon téléphone portable pour que vous puissiez voir ça !

video

Voilà encore une superbe démonstration de l'utilisation d'un objet par un cacatoès. Il s'agit très certainement d'un cas isolé dans ce cas là, je ne sais absolument pas si ce comportement se retrouve en milieu naturel. Ce petit là a dû trouver cette astuce tout seul. En tout cas cela renforce mon sentiment selon lequel il devrait être strictement interdit de vendre ces animaux et de les maintenir dans des cages comme nous le faisons. Déjà que maintenir un oiseau en cage me semble un crime contre la nature, mais en plus un oiseau faisant preuve d'autant "d'intelligence"...Ca me fait définitivement mal au coeur...

2 commentaires:

  1. Est-ce que l’intelligence est le bon critère pour savoir si la captivité est une cause de souffrance ? C’est pas évident en soi !

    D’autre part la souffrance causée par la captivité est sujette à variation intraspécifique (comme l’intelligence, d’ailleurs). L’INRA travaille là-dessus : il s’agit de sélectionner des oiseaux (je crois qu’il s’agit de cailles) peu sujets au stress. Je ne sais plus s’ils pensent avoir identifié des variants génétiques associés...

    Hervé

    PS: Les animaleries, c’est un peu insupportable, faut pas aller là-dedans !

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  2. La captivité n'a rien de naturelle et il me semble pompeux que des humains décident pour des animaux si la captivité leur sera supportable ou non. Même si c'est fait avec de belles statistiques et de beaux tableaux excel. Les individus d'une même espèce réagiront plus ou moins semblablement et c'est normal. a une situation de stresse, même les humains ne réagiraient pas de la même façon, cela ne veut pas dire que la base de la réaction (ou non réaction d'ailleurs) n'est pas la souffrance.

    Quand je parle ici d'intelligence je parle de conscience et d'éveil par rapport au monde qui nous entoure. Il semble évident qu'un animal se servant de son environnement et interagissant avec ce dernier soit conscient qu'il est limité par des barreaux en fer et qu'il n'a pas la place pour déployer ses ailes dans le cas de notre cacatoès.

    Même des générations de souris nées en cage développent des comportements stéréotypés de l'enfermement. Toute personne ayant eu des animaux domestiques en cage aura noté leur constante volonté de s'échapper (mes oiseaux, rats, octodons en ce qui me concerne, qui ont bien souvent redoublé de stratégie pour y parvenir).

    Mon raisonnement est peut-être, voire surement emprunt de sensibilisme, mais je ne supporte pas que nous jugions si les animaux supportent ou non l'enfermement sur des critères que nous jugeons pertinents.

    Globalement ma vision de l'animal diffère énormément de la vision globale. Je pense que nous les rationalisons pour notre propre confort, alors qu'il suffit de regarder l'arbre du vivant pour constater que nous avons pendant longtemps emprunté les mêmes chemins, nous sommes globalement battis de la même façon et notre histoire est commune. Il est, de mon point de vu, assez limité de penser que les animaux n'aient pas les mêmes instincts que nous : comme la volonté de se déplacer librement. De même, beaucoup doutent encore de la "pensée" ou du "sentiment" chez l'animal. Scientifiquement, c'est difficile à prouver puisqu'il est déjà difficile de le paramétrer chez nous, et puis si nous arrivions à traduire en 0 et 1 la pensée, serait-elle toujours uen pensée?
    Mais par l'observation, je pense que les animaux éprouvent un panel très large de sentiments qui sont utiles pour la survie : la peur, la souffrance, le plaisir, la joie ou l'amour même peut être...Sachant cela, est-il éthique et raisonnable d'imposer à des animaux des souffrances (bien que variables comme tu le dis d'un individu à l'autre) inutiles, juste pour le plaisir du consommateur qui aura un jouli perroquet à regarder dans sa jouli cage.

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